L'avenir du #Diagnostic #Immobilier en 6 mots clés 

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Prospective
L'avenir du #Diagnostic #Immobilier en 6 mots clés 

[Extrait de la Newsletter FIDI #Juillet2021]

A l'heure où le nouveau #DPE V3 se heurte encore à de nombreuses difficultés de mise en place, il reste de très bonnes raisons d'envisager l'avenir du métier de #Diagnostiqueur #Immobilier, avec sérénité et enthousiasme. Comment se dessine cet avenir, y a-t'il encore des opportunités après 25 années d'existence ? Quelques administrateurs et administratrices de la FIDI, la 1ère fédération indépendante du Diagnostic Immobilier, livrent leur vision autour de "mots-clés" qui sont autant de #tendances pour les années à venir. Une vision qu'ils développeront le 8 juillet en conférence d'ouverture du #RVDI ...

#Energie. Stéphane PROUZEAU, Vice-Président de la FIDI  : le nouveau DPE comme point de départ ...

« Nous ne devons pas voir le nouveau DPE comme une version supplémentaire, mais plutôt le considérer comme un nouveau diagnostic à part entière. La démarche est totalement différente. Avec la loi Climat et Résilience, ce DPE s’impose désormais comme l’outil principal des pouvoirs publics pour rénover le logement et répondre aux enjeux climatiques. Cette rénovation est nécessaire : n’oublions pas que les bâtiments d’habitation affichent aujourd’hui une moyenne d’âge de 60 ans !

Le DPE va ainsi permettre aux propriétaires de prendre conscience qu’une rénovation dans leur logement est nécessaire, et que la performance énergétique doit être embarquée pour tous travaux. Le diagnostic va aussi identifier les éventuels gains énergétiques qui peuvent être réalisés sans forcément une grosse rénovation.

Mais l’énergie ne se cantonne plus au seul DPE pour la filière. Ce nouveau diagnostic est aussi un point de départ. Derrière, nous entrevoyons déjà l’audit énergétique qui arrive dès le 1er janvier 2022, et aussi le DPE collectif avec plus de 600 000 copropriétés qui y seront bientôt assujetties. Ce sont aussi des opportunités pour le diagnostiqueur qui se révéleront sans doute structurantes pour notre filière dans l’avenir : la profession va encore grandir avec l’énergie. »

#Diversification. Richard MORIN, Administrateur de la FIDI : Gagner en professionnalisation avec de nouveaux profils de diagnostiqueurs ...

« Aujourd’hui, de nombreux domaines attirent le diagnostiqueur qui veut sortir du quotidien et se démarquer du marché de la transaction. Mais un cabinet ne pourra pas tout faire. Aller à la fois sur l’audit énergétique et sur le diagnostic déchets n’est pas possible pour la majorité des structures. Les diagnostiqueurs doivent donc faire des choix en fonction de leurs capacités, de leurs compétences, et ne pas penser seulement en opportunités de marché.

Nous pouvons distinguer trois grands thèmes de diversification : l’énergie et l’environnement, avec notamment l’audit énergétique et le DPE collectif ; les diagnostics travaux encore confortés avec la récente parution de la norme de repréage du plomb avat travaux et la sortie des décrets du diagnostic déchet, et enfin, l’accompagnement sur les nouvelles technologies immobilières. Si les deux premiers thèmes se dessinent déjà clairement, le troisième axe de diversification reste à construire. La digitalisation doit nous permettre de rendre les diagnostics plus fonctionnels encore en permettant d’exploiter au mieux la donnée. Mais nous devons aussi réfléchir pour développer de nouveaux services pour nos clients comme la gestion des états des lieux, la visite360...

Notre métier évolue encore, avec de nouvelles montées en compétences pour réussir ces diversifications. Mais il faut aussi que notre filière puisse accueillir de véritables sachants issus d’autres domaines, pour gagner encore en professionnalisation. »

#Féminisation. Cathy SEGAL, Administratrice de la FIDI : Encourager la féminisation avec de nouveaux diplômes ...

« Historiquement, notre métier s’adresse plutôt à des hommes issus du bâtiment, secteur lui-même fortement masculin. Aujourd’hui, j’ai cependant le sentiment que nous rencontrons de plus en plus de femmes dans le diagnostic. Dans les métiers connexes, bien sûr, mais aussi sur le terrain. Même si le mot reste encore peu utilisé, nous parlerons peut-être demain de autant de « diagnostiqueuse » que de « diagnostiqueur ».

Notre métier s’ouvre aux femmes, à l’image du conseil d’administration de la Fidi qui compte désormais deux administratrices et dix administrateurs. C’est l’intérêt de notre filière qui rencontre souvent de grandes difficultés à recruter, que de montrer que nos métiers correspondent autant aux femmes qu’aux hommes.

Le nouveau DPE, fortement médiatisé, et la place que prend le diagnostic dans la rénovation énergétique, peuvent encore encourager ce mouvement. Dans un contexte où la prise de conscience environnementale gagne sans cesse du terrain, ces réformes contribuent à mieux nous faire connaître et elles valorisent davantage nos métiers. Autre argument, je pense que la professionnalisation, avec désormais un diplôme en alternance postbac, va aussi aider à parler davantage de nos métiers dans les cursus scolaires, et participer à la féminisation du diagnostic. »

#Montéeencompétences. Guy BARTA, Trésorier de la FIDI : Vers de nouveaux modèles d'apprentissage ...

« La formation et la montée en compétence sont inhérentes à notre profession. Si la porte d'entrée reste bien souvent le DDT, avec des minima de formation exigés par le dispositif de certification, le diagnostiqueur - qu'il soit indépendant ou non, doit voir plus loin.

La diversification est aujourd’hui possible dans de nombreux domaines. Je pense à la QAI, à l’aéraulique, je pense aussi au DPE collectif ou au PPT (Plan Pluriannuel de Travaux), qui représentent autant d’opportunités pour la profession dans un futur proche. Cette montée en compétence apparaît indispensable pour les diagnostiqueurs qui souhaitent se développer voire pérenniser leur activité.

En formation initiale, nous voyons aussi émerger un nouveau modèle avec la formation en alternance sur deux ans qui permet de mieux nous faire connaître et d’attirer des jeunes dès leur sortie de l'école. Notre filière a un grand besoin de communiquer sur ses métiers, ses opportunités, pour séduire de nouveaux profils, pallier ce problème de recrutement et poursuivre la montée en compétence. »

 #Amiante. Laurent Roquin, Vice-Président de la FIDI : Vers la centralisation des données via la digitalisation ...

« Notre profession apparaît aujourd’hui comme le premier acteur de la remédiation amiante. Nous n’intervenons pas seulement pour répondre à une obligation réglementaire, notre mission reste d’abord sanitaire, pour éclairer les maîtres d’ouvrage et les propriétaires sur une éventuelle exposition à l’amiante. Nous les avons accompagnés depuis plus de 20 ans dans la gestion du risque. Aujourd’hui, nous devons voir plus loin et songer à la remédiation.  

L’avenir de notre métier passe par la centralisation de la donnée amiante. La digitalisation va permettre de mieux tracer, de mieux cartographier les MPCA dans le bâtiment, en capitalisant sur la donnée déjà accumulée, mais aussi en l’enrichissant au fil des ans. Demain, quand un opérateur devra effectuer un repérage, on peut imaginer qu’il s’appuiera sur les rapports déjà existants, avant de les compléter.  

Petit à petit, grâce au DTA ou au dossier de traçabilité, le propriétaire devrait ainsi disposer d’une connaissance de plus en plus exhaustive de l’amiante en place. On passe de la gestion du risque amiante -menée parfois dans l’urgence-, à une gestion plus anticipée, plus raisonnée. Cette centralisation de la donnée dont le diagnostiqueur peut aussi être un gestionnaire constitue la clé pour envisager une remédiation de l’amiante et enfin mettre un terme au lourd tribut payé par notre société. »  
 

#Agilité. Lionel JANOT, Président de la FIDI : le diagnostic poursuit sa structuration ... dans la continuité !

« Même si notre jeune filière ne pèse pas encore très lourd en termes d’emplois, au fil des ans, nous nous sommes imposés à la croisée du monde du bâtiment, de l’immobilier et de l’ingénierie, grâce à une réglementation croissante, mais aussi grâce à notre indépendance, notre professionnalisation, et notre réactivité. Sans appartenir véritablement à aucun de ces trois mondes, nous gagnons sans cesse en reconnaissance auprès des clients comme des pouvoirs publics. Notre position sera vraisemblablement confortée dans les années à venir.

L’actualité récente avec le diagnostic déchets ou le nouveau DPE en est une illustration. Le diagnostic a déjà considérablement évolué, passant d’un métier de généralistes à un métier aussi de spécialistes, notamment avec l’amiante où des cabinets ont développé une véritable expertise qui les amènent désormais jusqu’à l’AMO. Avec l’énergie ou la digitalisation des données, il va encore évoluer et poursuivre sa structuration.  

Loin d’être une rupture, ces évolutions s’inscrivent dans la continuité. Elles font partie de notre ADN : depuis 25 ans, le diagnostic a toujours témoigné d’agilité. Notre maillage territorial, notre écosystème avec une part toujours très importante de solos, sont autant d’atouts nous permettant à la fois de nous adapter grâce à la montée en compétences, afin d’absorber de nouveaux marchés réglementaires. »

Retrouvez nos administrateurs à la conférence d'ouverture des RVDI le 8 juillet à 9H30 !

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